C’est en tant que spécialiste du sommeil de l’enfant que je vous présente ici les questions des parents qui reviennent le plus souvent au cours des consultations individuelles et ateliers collectifs. Les réponses apportées vous permettront de mieux comprendre comment offrir à votre enfant des nuits douces et sereines.

Questions fréquentes autour du sommeil de l’enfant Mes réponses en tant qu'experte en sommeil des tout-petits

Faire ses nuits ne signifie pas dormir de 20H à 8H du matin d’affilée, cela veut simplement dire que votre enfant est capable d’enchaîner 5 à 6H de sommeil nocturne sans vous appeler. Chaque enfant est différent et faire ses nuits ne dépend pas uniquement du poids de votre enfant. La nuit, ce n’est pas que le remplissage de l’estomac qui satisfait votre enfant. Durant ses premières semaines, votre bébé est « programmé » pour rechercher et apprécier les sensations proches de son ancienne vie intra-utérine : chaleur, arrondi, mouvements permanents, odeurs de maman, succion, etc. Il vous appellera donc très certainement pour retrouver ces sensations là.

Le développement du sommeil n’est pas linéaire. Outre les petits tracas du quotidien, maladies et poussées dentaires, votre enfant passera par des “phases crampon” pendant ses périodes d’acquisition. Un bébé en santé qui évolue bien fera ses nuits entre 6 et 18 mois, c’est-à-dire qu’il parviendra à ce moment-là et régulièrement à enchaîner de lui-même plusieurs cycles de sommeil et, ainsi, à dormir 6 à 8 h d’affilée sans vous appeler la nuit. Pour en savoir plus à ce sujet, je vous invite à lire mon article de blog quand bébé fera t-il ses nuits ?

Les régressions du sommeil sont liées aux pics de développement de votre enfant. Tous les jours, il mature son cerveau, crée des connexions entre des faits, des personnes, des événements, des circonstances, des lieux, des formes, etc. Il expérimente et mémorise tout ce qui se passe. Il se bâtit des représentations du monde, son cerveau crée des milliers de connexions surtout pendant le sommeil agité/paradoxal, et de temps en temps, fait un bond évolutif important : autrement dit, votre bébé se réveille avec un appareil cérébral différent pour percevoir, analyser, se repérer et agir. C’est très déroutant pour lui car le monde qui lui était devenu familier a évolué.

Ces pics de développement s’accompagnent d’une certaine agitation, et d’une irritabilité. Votre enfant a donc besoin d’une présence parentale renforcée pendant ces quelques nuits-là. Votre bébé enchaîne plus difficilement ses cycles de sommeil, demande plus de co-régulations avec vous, ce qui comprend aussi plus de tétées s’il est allaité. En général, cela dure une semaine voire deux, pas plus.

À noter qu’il est important de bien distinguer les pics de développement des poussées de croissance car ça n’a rien à voir ! Comme son nom l’indique, les poussées de croissance sont des périodes de croissance particulièrement rapide en taille, avec un bébé qui dort plus que d’habitude (l’hormone de croissance est délivrée dans le sommeil), et qui ne demande pas forcément une présence parentale ou le sein plus souvent. Au contraire même, puisqu’il dort beaucoup ! Après 2-3 jours, on constate que le bébé ne rentre plus dans ses vêtements.

Pour aider son enfant à bien s’endormir et dormir, un point important est de s’assurer d’avoir rempli son réservoir affectif pendant la journée, avant d’attaquer le rituel du coucher le soir. Difficile de se séparer de son parent quand on a passé trop peu de temps qualitatif et ressourçant avec lui !

Au moins une heure avant l’heure du coucher, établissez une ambiance calme et optez pour une lumière tamisée. Trop de bruit ou d’agitation ne permet pas facilement l’endormissement. La température de la chambre doit idéalement être entre 18 et 20 degrés.

Il est aussi important de repérer les signes de fatigue de votre enfant pour trouver le bon moment pour lui proposer d’aller au lit.

Enfin, une routine bien rodée avant l’endormissement est rassurante. La répétition permet la mémorisation qui donne des repères à l’enfant et ainsi le sécurise. Si vous avez des questions à ce sujet, je vous invite à réserver un appel gratuit directement depuis l’onglet Tarifs et réservations ou à me contacter via mon compte whatsapp professionnel. Pour en savoir plus sur les facteurs qui favorisent l’endormissement de bébé, je vous invite à lire mon article de blog 5 points incontournables autour du sommeil de votre enfant.

Non. La durée de sommeil d’un bébé allaité et non allaité dépendra de multiples facteurs : l’âge évidemment, le contexte médical, l’absence de perturbateurs d’endormissement et/ou de ré-endormissement, la lactation de la maman, les capacités du bébé à s’auto-réguler, la mise en place de l’allaitement à l’amiable en journée, le tempérament du bébé, les rythmes proposés par les parents…

Faire en sorte que le bébé “dorme toute la nuit” pousse parfois à tort au “sevrage nocturne” du bébé, voire à l’arrêt total de l’allaitement. On pense que si bébé se réveille c’est parce qu’il a faim. D’une part, cette perception-là réduit l’allaitement à sa seule dimension nutritive et, d’autre part, cette décision ne permet pas à l’enfant d’enchaîner plus facilement ses cycles de sommeil la nuit.

Les pleurs des bébés et des enfants font l’objet de beaucoup de croyances, de méconnaissances et d’idées reçues. Beaucoup de parents en atelier partagent leurs difficultés autour des pleurs de leur tout-petit. Les pleurs ne sont pas nécessairement liés à un besoin physiologique comme la faim ou le sommeil. Souvent, ils traduisent un besoin d’être réconfortés, soutenus, nourris affectivement. Pleurer permet à l’enfant de se libérer de ses toxines de stress, au même titre que rire, crier de colère, bailler, etc… Mais il existe une différence majeure entre «laisser pleurer» et «pleurer».

Laisser pleurer” un bébé, c’est le laisser seul pendant une période de temps plus ou moins longue, sans intervenir. C’est délétère pour lui, pour le parent et la relation parent-enfant. Accompagner l’enfant quand il pleure est totalement différent. D’ailleurs, “consoler” un enfant n’implique pas de trouver comment arrêter ses pleurs mais d’être présent à ses côtés. Si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, vous pouvez lire l’excellent article d’Héloïse Junier, Les pleurs des bébés, un grand malentendu.

De 4 mois à 9 mois/1 an, votre bébé fait 3 siestes dans la journée. Une le matin, une en début d’après-midi et une vers 16h30/17h (assez courte).

Entre 9 et 15 mois environ, votre bébé a besoin de deux siestes : une le matin et une en début d’après –midi.

Lorsque votre enfant dort le matin mais n’arrive plus du tout à dormir en début d’après-midi, il sera intéressant de supprimer la sieste du matin. Généralement, cela arrive entre 13 et 18 mois.

L’hormone de croissance est sécrétée pendant le sommeil, il est donc important qu’un bébé puisse dormir autant qu’il le veut. Au cours des quatre premiers mois de vie, il faut éviter de réveiller un bébé, sauf dans des cas particuliers comme les prématurés ou les bébés de très faible corpulence, qui ont besoin d’être nourris fréquemment. « Jusqu’à 24 mois, si le rythme de sommeil est bon la nuit, pas besoin de réveiller votre enfant. Mais si vers deux ans, on sent qu’il y a des interférences possibles entre le sommeil diurne et le sommeil nocturne, c’est possible de réveiller votre bambin au cours de sa sieste. Quoiqu’il en soit, observez le comportement de votre enfant dans la journée. S’il est vif, joue avec plaisir, participe à vos activités activement, est de bonne humeur et se développe bien même si vous l’aidez à se réveiller, c’est que tout va bien et qu’il dort suffisamment.

Les cauchemars sont des rêves qui se passent en fin de nuit. Souvent, votre enfant a peur et s’en souvient le lendemain. La plupart du temps, les cauchemars sont reliés à un événement difficile qui a lieu dans la journée. Accompagner votre enfant, le rassurer, reconnaître ses peurs est évidemment important.

Les terreurs nocturnes surviennent pendant la phase de sommeil profond en début de nuit. Votre enfant n’en garde aucun souvenir. Dans cette situation, votre rôle de parent est de sécuriser votre enfant en restant près de lui pour éviter qu’il se blesse. Les terreurs nocturnes sont souvent liées au manque de sommeil, à un changement important dans la routine, ou sont parfois héréditaires. Si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, vous pouvez lire l’article publié sur Magic Maman, Quelles différences entre les cauchemars et les terreurs nocturnes de bébé ?.

Ils donnent leur avis

Nous avons fait appel à Charlotte Pouyet car nous rencontrions des difficultés pour que notre fils dorme mieux la nuit.

Grâce aux explications et aux précieux conseils de Charlotte Pouyet, nous avons constaté une nette amélioration dès la première consultation !

Charlotte continue un suivi, ce qui nous rassure et nous aide beaucoup. Nous recommandons vivement Charlotte !

Charlotte

Super conseils pour le sommeil de bébé et pour la transition cododo à son propre lit 😊

Merci beaucoup

Laure

J’ai eu l’occasion d’échanger sur les soucis d’endormissement et réveils nocturnes de ma fille de trois ans lors d’une consultation sommeil.

Pas de méthode robotique, beaucoup de douceur et d’empathie dans l’écoute ; les conseils prodigués nous ont été d’une grande aide pour avoir une vision éclairée de ce qui pouvait entraver la sérénité de son sommeil.

Nous voilà dans une nouvelle aventure avec pleins de choses à mettre en place pour l’aider au mieux à s’apaiser
Merci..

Amélie